[TEST] Mortal Shell Enhanced Edition

Mortal Shell, jeu développé par le petit studio Cold Symmetry, s’est forgé une solide réputation dans le genre Souls-like de par son univers sombre et

2201sa difficulté Hardcore ou vous serez souvent proche de la crise de nerfs. On vous le donne en mille : tout transpire le Dark Souls. Ce n’est un secret pour personne, le studio s’est largement inspiré de la célèbre série de FromSoftware, à commencer par son univers très sombre et sa narration compliqué.

Mortal Shell démarre avec un net désavantage, il est sans arrêt comparé à Dark Souls, un titre adulé par une armée de fans et devenu maître d’un genre. Et même si l’on doit éviter les comparaisons lors d’un test, le jeu emprunte trop souvent le pas de ce titre et malheureusement, la comparaison devient incontournable.

Les jeux qui ont souhaité prendre la même voie que le titre créé par Hidetaka Miyazaki sont nombreux, Lords of the Fallen, The Surge ou encore Nioh. Seulement, on ne deviens pas un titre comme Dark Souls du jour au lendemain. Mortal Shell arrivera t’il à proposer une expérience digne du genre sans tomber dans le simple copier coller, réponse ci dessous.

Mais ou es le Lore

Dans un monde ravagé par les ténèbres, une âme peine à s’en détacher pour rejoindre la lumière. Pour se frayer un chemin dans cette obscurité omniprésente, elle va devoir prendre possession de corps inertes, anciens guerriers tombés au combat. Quatre coquilles vides (shell) ayant leurs propres caractéristiques pour quatre manières de jouer. Notre âme ayant trouvé refuge dans ce quatuor de héros déchus devra retrouver des glandes (ne nous en demandez pas plus, on n’en sait rien) et les donner au gardien capable d’ouvrir une brèche afin de quitter ce monde putride.

D’apparence complet, le lore manque cruellement de profondeur pour plonger le joueur dans ses tréfonds, et ainsi l’immerger dans cet univers. Pourtant, tous les ingrédients sont réunis, à commencer par son environnement et ses personnages. Tout suinte la décrépitude et le titre respecte, en ce sens, son matériau de prédilection. L’univers façonné fascine les premières minutes, mais s’effondre au bout de quelques heures, la faute à des bases peu solides.

De plus, et c’est devenu une récurrente du genre, le jeu se montre très avare en informations et indications. Mais là où Dark Souls récompensait ses joueurs appliqués avec des pièces de puzzles disséminées ici et là, Mortal Shell n’a rien à offrir aux plus persévérants, si ce n’est un vide scénaristique qu’on ne demande qu’à remplir. Qui suis-je ? Pourquoi ? Qui est ce personnage ? Tant de questions qui resteront sans réponses, même une fois le générique de fin passé. Un vide qui révèle une fois de plus un lore incomplet.

Et c’est fort dommage, car le jeu n’a rien à envier sur le plan graphique à son modèle, et ce même avec une équipe restreinte. Mortal Shell est beau et sublime ses décors avec un jeu de lumière réellement impressionnant.

Mieux encore, les textures des armures sont d’un réalisme saisissant et renforcent cet aspect de coquille vide et de vulnérabilité de l’entité spectrale enfouie. Même si l’on pointe du doigt un lore jugé limité, le jeu se rattrape par ses graphismes de haute volée, une couche de verni certes superficielle, mais néanmoins bienvenue.

Une âme à la recherche d’une enveloppe

Comme expliqué plus haut, quatre personnages sont jouables. Ici, pas d’expérience à accumuler dans le but d’améliorer ses statistiques, chaque personnage est unique dans son approche. Il convient de préciser en amont que seules trois caractéristiques influencent un personnage : la barre de vie, d’endurance et de détermination. Cette dernière équivaut aux points de magie, enfin, magie, c’est vite dit, car le jeu ne permet pas d’en faire, juste des techniques de combat.

Vous aurez l’imposant chevalier à la barre de vie allongée mais à l’endurance limitée, le voleur furtif mais à la défense défaillante, le mage à la détermination importante et enfin le guerrier aux caractéristiques équilibrées. Chaque corps possède ses atouts et ses faiblesses.

Sur papier, l’idée est bonne et permet de justifier cette absence de leveling. Seulement, on en fait rapidement le tour et on n’utilisera finalement qu’un seul corps pendant toute l’aventure, celui avec qui on est le plus à l’aise. En aucun cas, le jeu vous invite à changer de corps. On pourrait penser que certains adversaires seront plus abordables en fonction du guerrier sélectionné, mais il n’en est rien.

Plus vous décimez d’ennemis, plus vous récoltez du goudron, la monnaie du jeu qui est ni plus ni moins que les âmes dans Dark Souls. Ce dernier permet d’acheter divers objets auprès des marchands ambulants, mais surtout d’acquérir de nouvelles compétences pour les personnages.

Bienvenue en enfer

Il est temps de s’attaquer au gameplay du jeu, l’aspect le plus clivant et le plus différenciant de Dark Souls. Et pour le coup, Mortal Shell prend un chemin un peu différent. Ce dernier insuffle deux mécaniques inédites intéressantes aux premiers abords, mais qui deviennent assez vite déconcertantes.

La première, c’est les parades. Il sera possible de parer des attaques ennemies avec le bon timing (quelques secondes avant de recevoir le coup). Si vous disposez d’assez de détermination (les fameux PM mentionnés plus haut), la parade peut s’accompagner d’une contre-attaque régénérant quelques points de vie au passage ou d’une attaque spéciale en fonction de la glande équipée (explosion, gel, etc.).

Malheureusement, la parade fonctionne sur certaines attaques, et pas sur d’autres sans plus de précisions. En résulte une incompréhension totale sur le bon moment où il faut l’utiliser. On soupçonnera même un bug tant la logique est inexistante. La frustration ne sera jamais loin quand vous pensez avoir placé une bonne parade au bon moment, et que le jeu décide que non sans réelle explication derrière. Et dans ces cas-là, la mort vous tend gentiment ses bras.

Justement, la mort, seconde mécanique à détailler. Si votre barre de vie descend à zéro, la partie n’est pas terminée pour autant. Il vous reste une petite chance de rattraper l’affaire. En effet, votre entité spectacle sera expulsée du corps sans vie et vous aurez une poignée de secondes pour y retourner. Cependant, attention, durant ce laps de temps, une seule attaque ennemie peut définitivement vous mettre à terre.

Quatre armes différentes seront à débloquer au fil de l’aventure, l’épée (l’arme de base), l’espadon géante, la masse et le duo le marteau/ciseau ; ces trois derniers seront à récupérer après un boss optionnel. Chaque arme est améliorable, débloquant dégâts supplémentaires et nouvelles attaques spéciales. Mais ces améliorations sont bien trop limitées, et comme pour les personnages, le jeu ne vous incite jamais à changer d’arme.

Côté bestiaire, c’est assez pauvre. Le jeu ne dispose pas d’assez de types d’ennemis et n’hésitera pas à bombarder ses maps de la même créature encore et encore (on a dû massacrer une bonne centaine de fois le même bandit en à peine quelques minutes). Et ce ne sont pas les quelques boss qui redoreront le blason, puisque ces derniers manquent clairement d’inspiration, que ce soit dans leur apparence ou dans le déroulement du combat.

Mon avis sur Mortal Shell

Mortal Shell aurais pu être un excellent Souls-Like, mais il ne suffit pas de quelques créatures monstrueuses et d’un monde remplis de ténèbres pour avoir un bon jeu. Avec son Lore limité, le Gameplay légèrement bancal, le bestiaire faible et coup de massue sa durée de vie très courte, le titre ne tiens pas ces promesses.
On noteras cependant la volonté des devs d’avoir voulu rendre hommage à l’indétrônable Dark Souls, oubliant malheureusement de créer un univers unique et cohérant qui aurais pu rendre Mortal Shell incontournable.

Note : 2.5 sur 5.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Contenu protégé
EN LIVE REJOINS NOUS !
STREAMEUR EN PAUSE
%d blogueurs aiment cette page :